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Le Géomètre-Topographe Une partie des éléments de ce document sont repris du site web de l’emborneur… |
| Étymologie du mot : |
Étymologie du mot :
Géomètre-Topographe:
Géomètre:
Vient du grec « gê » qui désigne la déesse de la terre et de « metron » qui signifie mesure.
Topographe:
topo, du grec ancien topos « lieu » et -graphe, du grec ancien (graphein) « écrire ».
EN CONCLUSION:
Le Géomètre est celui qui mesure, calcule.
Le Topographe est celui qui dessine représente le terrain.
| UN TRÈS ANCIEN MÉTIER: |
L’histoire de l’Arpenteur, et par là même du Géomètre, fut pleinement décrite à partir de l'histoire égyptienne.
Pourtant il ne fait nul doute que cette aventure débuta bien avant...
Les Chaldéens
Le témoignage le plus ancien n'est pas égyptien. C'est en Chaldée - à Telloh, Asie Mineure - que l'on a retrouvé une tablette reproduisant le plan d'une ville et datant de 4000 ans avant J.C. Le document recouvre la cité de formes géométriques simples, les lots mesurés, la surface et la nature des biens et des informations relatives au relief.
Les Égyptiens
Il est évident que d'autres civilisations, contemporaines ou antérieures aux longues dynasties égyptiennes eurent nécessité de professionnels du mesurage des sols. En Égypte, le bornage territorial mobilise de nombreux fonctionnaires. Le cadastre existe. Le bornage est réalisé au moyen de pierres gravées. Le bornage délimite les terres soumises à l'autorité du pharaon. Le pharaon est l'unique propriétaire du sol égyptien. Les nécessités diverses, la récompense, la location...entraînent le démembrement progressif du territoire.
Les bornes définissent alors les limites des terres cédées ou louées.
Les Grecs
Le travail de l'arpenteur grec est bien moins connu. Aucune nécessité de re-mesurer, année après année, des terres régulièrement inondées... Par contre comme géomètres, mathématiciens, géographes, astronomes...là ils étaient au top !Nous connaissons tous les noms des célébrités grecques de l'époque. Leurs succès sont parvenus jusque dans nos livres scolaires : théorème de Thalès, celui de Pythagore ou d'Euclide, Aristote, Archimède, Diophante...
Les romains
Si la civilisation romaine ne permit qu'un apport technique faible, leurs conquêtes et leurs constructions démontrent une grande pratique basée en partie sur l'angle droit. Les romains appelaient leurs géomètres de l'époque les Agrimensores utilisant principalement les "gromas", instrument se présentant comme une canne surmontée d'une potence à l'extrémité de laquelle était fixée deux tiges à angle droit au bout desquelles pendaient quatre fils à plomb. Cet appareil permettait le tracé, "cher aux romains, d'où la géométrie régulière de leurs cités" d'angles droits.
La période médiévale
Le moyen âge débute conventionnellement en Europe en 470 après J.C., fin de l'époque gallo-romaine.
Nos régions ayant été sous l'occupation romaine pendant plusieurs siècles, la population en a aussi fait siennes les connaissances de l'envahisseur. Dans cette période troublée, les prêtres vont s'ériger en dépositaires du savoir, soutenus par les dignitaires de l'époque qui profiteront, dans la matière qui nous concerne de l'existence du cadastre romain pour réaliser la levée de l'impôt.
Le bas moyen-âge
Les Francs : les Mérovingiens - dynastie fondée par Clovis, fils de Childéric - se contentent de maintenir autant que faire se peut l'organisation romaine, la langue utilisée dans l'administration est toujours le latin. L'époque sous forte influence religieuse connait l'implantation de multiples monastères et abbayes et ce jusqu'au déclin des Rois Fainéants vers 750.
A ce jour, peu d'informations concernant l'arpentage nous sont parvenues de cette époque. Il y a toutefois tout lieu de penser que le matériel romain reste en usage et la méthodologie laïque d'application. Les arpenteurs succèdent aux agrimensores. L'administration ayant la gestion des biens religieux comprend de nombreux arpenteurs.
Le moyen-âge
Les Caroloringiens : de 750 à 980 environ selon les pays. Dynastie fondée par Pépin le Bref. Charlemagne en fut le plus illustre représentant mais aussi le plus réformateur. Les Caroloringiens restaurèrent l'empire d'occident. Il s'entoure d'érudits et favorise entre autres l'éducation en ce comprise la géo m étrie pratique et théorique. A partir du IXème siècle, nos régions s'urbanisent et les villes à vocati on commerciale se développent. Les mathématiques sont de nouveau enrichies des connaissances arabes qui eux ont conservé les sources grecques et ont fait leurs les apports indous. A ces époques, les arabes occupent une partie imp ortante de l'Espagne actuelle. En ce qui concerne nos régions, les modifications du littoral par l'envahissement des eaux impliquent de réguliers r emesurages. En France, la taille, impôt au profit du Roi, nécessite la restauration des documents terriens mais sans mesurages.
Le haut moyen-âge
Il faut dans un premier temps, bien comprendre que la connaissance ne rencontre pas les frontières. Les villes s'urbanisent et se développent et les géomètres de l'époque voient leur mission se définir plus précisément. Pendant ces quelques siècles, les communes qui prennent de plus en plus d'autonomie vont créer leur propre réseau d'enseignement. Les prémices d'un cadastre réapparurent au XIIe siècle en France.
De nouvea
ux instruments de source arabe apparaissent : le bâton de Jacob, l'astrolabe,... Le géomètre italien Léonard de Pise (1170-1220) fit connaître en occident l'application arabe de l'algèbre à la géométrie.
Les arpenteurs de nos régions sont désignés en ces époques, selon leur spécialité ou leur désignation spécifique auprès d'une commune par différents titres : agrimensor, géomètre, priseur de terre, mesureur juré, mesureur de terres, éclareur-équerreur, bornoyeur juré, francs cerquemaneurs, aborneur, borneur...
L'Histoire - Epilogue
Restent quelques centaines d'années à parcourir. Bien peu comparativement à la longue histoire déjà évoquée. Mais comme toute science, comme toute pratique professionnelle, c'est dans ce dernier court laps de temps que furent réalisés les plus rapides progrès techniques ou intellectuels.
De La Renaissance jusqu’au XVIIe Siècle
Les villes s'enrichissent par le commerce. Et la quantité de coutumes locales différentes s'amplifie. Les coutumes et édits, relatifs aux arpentages se succèdent et définissent de plus en plus précisément la mission des représentants de la profession. Le Géomètre inspire le respect car il représente généralement nombre de professions du génie civil (Architecte, Ingénieur, Géomètre...).Les praticiens utilisent des instruments rudimentaires et peu nombreux, auxquels il faut ajouter le transporteur d'angle, la perche, la planchette et l'équerre à pinnules. Au XVIIe siècle apparaissent de nouveaux instruments spécialisés en fonction de la mesure à réaliser. (Astronomique, maritime ou terrestre).C'est aussi en ces époques que les géomètres "mathématiciens théoriciens" et les géomètres "de terrain" (les topographes) se dissocient de plus en plus, il en est de même pour les "théoriciens" entre eux, victimes de la réforme intellectuelle et des conflits contre les universités.
René Descartes
« Le chef de file des mathématiciens récalcitrants ».
Il formula quelques idées révolutionnaires qui devinrent probantes en géométrie appliquée. On retiendra évidemment la création des coordonnées "cartésiennes" encore utilisées aujourd'hui par les professionnels pour la détermination précise d'un point dans l'espace (coordonnées X,Y et Z).
Il poursuit l'introduction de l'algèbre dans la géométrie. Méthode permettant de définir des courbes au moyen de leurs équations et caractéristiques. (Ce qui permet maintenant l'application pratique aux ordinateurs pour la topographie, les projets de voirie, cubatures...).

A cette époque, les géomètres disposent de traités d'arpentage qu'ils sont seuls à comprendre. L'essentiel étant de pouvoir traduire en mesures du lieu les opérations effectuées et ce tant pour les longueurs que les surfaces. Ces unités étant variables en fonction de la ville où le mesurage était réalisé... Ce qui limitait de facto les possibilités géographiques d'exercice de leur art pour un bon nombre de professionnels.
Du XVIIe Siècle à nos jours
Une avancée fondamentale dans la pratique professionnelle : la création du système métrique.
Nous l'avons vu, avant cette définition, les types d'unité de mesures, les valeurs elles-mêmes pour une même unité, varient selon les régions sinon selon les villes voisines. Du besoin d'unifier vint la recherche d'une unité commune. Comme vous le savez, la décision fut prise de fixer cette unité à un dix millionième du quart du méridien terrestre. Il restait donc "tout simplement" à déterminer la valeur du méridien terrestre... et donc, le mesurer. Pour ce faire, les sommités suivantes participèrent aux travaux : Lagrange, Laplace, Monge, Legendre, Meusnier, Borda... et ce de 1791 à 1798.

Il faudra attendre encore près d’un siècle pour que les systèmes géodésiques du monde entier ne tentent de se coordonner au premier congrès de l’Association internationale de géodésie (1886). Pendant ce temps, le niveau zéro pour la France a été fixé en 1897 au marégraphe de Marseille. Parallèlement, les appareils poursuivent leur mue. Le théodolite, inventé au XVIIIe siècle, se répand dans les cent ans qui suivent. À partir des années 1950, c’est au tour du théodolite, puis du tachéomètre, de prendre le relais. Avant que la puissance de calcul de l’informatique et les données transmises en temps réel par satellite ne fassent basculer la topographie ; et les autres sciences de la Terre dans l’ère de la géomatique...
Document réalisé par Pierre PROCUREUR








